Claire Brulé : “Pour décrocher un contrat d’apprentissage, je conseille aux étudiants de prospecter très tôt”

Claire Brulé

Claire Brulé est une étudiante du Master ICONES et apprentie au sein de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie des Alpes-Maritimes. Dévouée et soucieuse du bien d’autrui, elle s’est rapidement engagée dans la communication institutionnelle publique. Son souhait ? Porter haut les valeurs de l’altruisme et de la communication bienveillante dans le monde professionnel. Attentive en cours et débordante d’énergie au travail, elle aime les idées nouvelles et la dimension créative du métier de communicant. Entretien avec une jeune femme dynamique qui garde la tête sur les épaules : “On ne nous demande pas de réinventer le monde mais juste d’y apporter une petite différence” dit-elle avec beaucoup de lucidité…   

Claire, pouvez-vous présenter le parcours qui vous a conduit au Master ICONES ? 

Après l’obtention d’un baccalauréat littéraire, j’ai rejoint une école de communication. Dès la première année, j’ai réalisé un stage à la mairie de la Colle-sur-Loup au sein du service communication et événementiel. Pendant deux mois, j’ai été initiée au community management en animant leur page Facebook. Par ailleurs, j’ai réalisé des visuels pour le print : affiches, invitations et flyers. Cette première expérience s’est tellement bien déroulée que j’ai eu l’opportunité de continuer deux mois supplémentaires.

L’année suivante, j’ai réalisé un stage avec une entreprise qui ne me correspondait pas. D’une certaine façon, cette expérience m’a forgé. On apprend dans toutes les situations, même les plus difficiles. Ensuite, j’ai contacté ma précédente tutrice de stage qui venait de changer de poste. Grâce à elle, j’ai intégré le service communication de la préfecture des Alpes-Maritimes dans le cadre d’un nouveau stage.

Sur la base d’une première expérience fructueuse dans le public, j’ai mené à bien les missions confiées par mes responsables : animation des pages Twitter et Facebook, rédaction des communiqués de presse et préparation des conférences de presse. Une nouvelle expérience très enrichissante où j’ai même pu assister à la visite d’un ministre !

La troisième et dernière année, j’ai eu l’opportunité de signer un contrat en apprentissage avec la CPAM des Alpes-Maritimes. J’entame ma deuxième année au sein de cet organisme grâce à mon admission au sein du Master ICONES.

Engagée dans la communication institutionnelle publique

La communication est-elle votre domaine de prédilection ? 

En terminale, je n’avais aucune idée de mon orientation future. J’hésitais entre une formation plutôt courte – comme un BTS – et de longues études. J’ai donc décidé de me rendre dans tous les salons de l’orientation organisés dans les Alpes-Maritimes dont le Studyrama et le Salon de l’Étudiant.

J’ai rencontré et échangé avec des étudiants issus de différentes filières : commerce, marketing et communication.  Ils m’ont partagé leurs expériences respectives et décrit leur quotidien. Par ailleurs, je me suis beaucoup documentée avec les revues de l’Onisep et de l’Étudiant.

Au cours de mes recherches, un domaine attirait mon attention avec insistance : la communication ! En fait, j’ai simplement écouté mon cœur…

Vous avez une relation particulière avec le social. Est-ce un vrai choix de parcours ou avez-vous saisi les opportunités qui se sont présentées à vous ?

Oui et non (ndlr : elle esquisse un petit sourire ). En première année, j’ai décroché mon stage à la mairie de la Colle-sur-Loup deux semaines avant la date limite. Le hasard ? Je n’y crois pas. Il faut savoir provoquer notre chance. Grâce à cette première expérience, j’ai découvert que la communication institutionnelle du secteur public est en phase avec mes aspirations.

Mon objectif est clair : continuer dans cette voie. Je trouve du sens à mon quotidien lorsque je suis proche de mes concitoyens. Je me sens utile lorsque je les informe des nouvelles de leur commune et ressens une profonde satisfaction lorsque je peux les prévenir des éventuels dangers. J’aime également suivre des projets locaux visant à développer une commune, le département ou la région. Par ailleurs, j’ai un attrait particulier pour les projets culturels et sociaux. Ils ont besoin de soutien et nous leur donnons toute la force nécessaire pour mener à bien leur desseins. J’ai pris conscience du positif de notre société et je souhaite le montrer au grand public.

Un parcours en alternance pour se démarquer sur le marché du travail

En juin dernier, l’Assurance Maladie vous a proposé de prolonger votre contrat d’alternance pour 2 ans. Comment avez-vous réagi ? Au fond, pourquoi avez-vous choisi de vous orienter vers l’alternance ?

J’étais très enthousiaste à l’idée de poursuivre cette expérience car j’avais envie de voir évoluer certains projets. J’étais aussi rassurée car je savais que cette promesse d’embauche allait peser dans mon admission au sein du Master ICONES. Je considère la formation en alternance comme le meilleur moyen d’allier théorie et pratique. Une expérience professionnelle acquise dans le cadre d’un contrat en apprentissage est une grande valeur ajoutée sur un CV. Elle permettra de faire la différence sur le marché du travail où les jeunes professionnellement proactifs durant leurs études sont valorisés. Un responsable des ressources humaines a plus de garanties avec un jeune formé en alternance par rapport à celui qui a suivi un cursus classique.

Le quotidien d’une apprentie communicante
Comment avez-vous vécu ces premiers mois d’alternance en Master ? Dans l’ensemble, toutes vos missions se sont bien déroulées ou avez-vous rencontré des difficultés ?

Tout s’est bien passé ! J’étais consciente de la charge de travail car j’étais apprentie au sein de la même organisation avant d’intégrer le Master. En effet, le rythme est assez soutenu. En qualité d’apprenti, nous avons une “double casquette” : celle de l’étudiant et du professionnel. Souvent, après une journée de travail (en entreprise), un.e apprenti.e doit réviser ses cours le soir. Il faut être rigoureux dans son organisation.

Aujourd’hui, j’ai de la chance d’avoir une alternance car ce n’est pas le cas de tout le monde. Concernant les missions, elles sont variées et intéressantes. Je suis l’animatrice du journal vidéo, je produis notamment des interviews et des articles. Mais la COVID a remis en question des projets, notamment en lien avec les événements de l’entreprise. Pour les interviews, c’est plus simple, on met le masque, du gel et on respecte les gestes barrières.

Selon vous, comment doit-être le communicant idéal ?

Selon moi, le communicant idéal doit être très curieux. En effet, dans notre métier, il est vital d’être à l’affût de toutes les nouvelles tendances. Les évolutions et les transformations sont très rapides. Par ailleurs, s’il ne maîtrise pas un savoir-faire, il ne doit pas hésiter à chercher et demander pour trouver une solution adaptée à la problématique rencontrée sur le terrain.

Ce constat m’amène au deuxième critère du communicant idéal : celui de la polyvalence ! Cela ne signifie pas qu’il fait tout et rien à la fois. Un bon communicant doit disposer de plusieurs compétences et ne pas s’enfermer dans un seul savoir-faire car il sera limité.

Dans mon quotidien, j’ai identifié plusieurs axes importants :

  • maîtriser les logiciels de la suite Adobe pour réaliser des infographies.
  • être en mesure de réaliser et surtout d’entretenir un site web avec WordPress.
  • être capable de rédiger pour le web, des communiqués de presse ou encore des fiches produits.
  • connaître le fonctionnement des réseaux sociaux pour pouvoir animer des communautés numériques.

Toutes ses compétences sont utiles pour mettre en œuvre une stratégie de communication. Par conséquent, le communicant doit être également un stratège de la communication des organisations numériques.

Pour finir, on le dit souvent, le communicant idéal doit être créatif. Suivre le mouvement, c’est bien. Cependant, il faut pouvoir se démarquer en trouvant une idée spéciale pour être plus original que la concurrence.

On ne nous demande pas de réinventer le monde mais juste d’y apporter une petite différence !

Et vous, quelle communicante êtes-vous au sein de votre entreprise ?

En cours, je peux paraître très calme mais en entreprise, je déborde d’énergie. J’apporte beaucoup de bonne humeur. Il faut savoir que nous sommes parfois confrontés à des situations difficiles, il est donc important de garder le sourire.

Je travaille dans une grande structure où la moyenne d’âge est assez élevée. Cependant, je ne suis jamais sentie exclue, bien au contraire. Au sein de mon service, j’essaye donc d’apporter dès que possible de nouvelles idées même si ce n’est pas toujours facile. Avec un peu de recul, je constate que plus l’entreprise ou l’institution est grande, plus il est difficile de proposer et réaliser des changements. Par exemple, nous avons décidé de changer l’intranet car l’ancien était obsolète. Certaines personnes ne sont toujours pas d’accord avec ce changement qu’ils jugent inutile. Il faut donc être pédagogue.

Au cours de votre expérience professionnelle, avez-vous été confrontée à une situation embarrassante ? Si oui, pouvez-vous nous expliquer ?

Oui, j’ai une petite anecdote. Un jour, mon responsable me charge de réaliser un communiqué de presse. Lors de mon travail préparatoire, je devais obtenir des informations de la part d’une personne qui avait peu de disponibilités. Lorsque j’ai pu enfin la joindre, elle m’a expliqué pendant 15 min qu’elle n’avait pas le temps de me répondre et que je devais réaliser une formation spéciale pour réussir mon communiqué de presse. Le même quart d’heure était suffisant pour me transmettre les éléments nécessaires à la rédaction du communiqué (elle rit, ndlr). Finalement, c’est mon responsable qui a pris en charge cette mission…

L’alternance et le Master ICONES
Revenons sur votre formation actuelle. Pourquoi avoir choisi le Master ICONES ?

J’ai choisi le Master ICONES pour deux raisons essentielles : premièrement, pour poursuivre mon cursus en alternance et assurer une continuité dans mon parcours. D’autre part, pour son contenu pédagogique. C’est une formation spécialisée dans la communication des organisations numériques dont les enseignements me permettent d’acquérir les connaissances et les compétences stratégiques nécessaires à la réalisation de mon projet professionnel. Petit plus pratique : les cours sont dispensés au campus Carlone, juste à côté de chez moi.

Quels conseils pouvez-vous prodiguer aux étudiants qui souhaitent candidater au Master ICONES ? 

Pour suivre le rythme de l’alternance, optimisez chaque moment libre. Parfois, les journées de cours, il peut y avoir un instant de répit dans votre emploi du temps. Profitez-en pour avancer un maximum sur vos dossiers et autres travaux à rendre. Autre conseil très important : pour décrocher un contrat d’apprentissage, je vous conseille de prospecter très tôt, afin de mettre toutes les chances de votre côté. Quoi qu’il en advienne, il faut être persévérant et ne jamais baisser les bras.

 

Article rédigé par nos étudiantes Chloé Richard, Lauren Mueller, Océane Da Silva, Angie Merheb et Claire Brulé

Organisation et professionnalisation de la communication participative : Bosnakian Communication

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